Le devoir

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Message par Admin le Mer 30 Déc - 8:57

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Le devoir         Empty Re: Le devoir

Message par Mai-Linh Dobremez TS3 le Dim 6 Mar - 17:50

Cours extrait d'un de mes manuels de révisions de bac, histoire de compléter ce qu'on a déjà vu.

Le devoir renvoie à l’ensemble des règles morales que l’on « doit » respecter. Faire son devoir, c’est donc s’efforcer  d’agir bien. Le devoir est-il alors une obligation faite à soi-même et issue de notre propre raison ou bien une contrainte venue du dehors ? Peut-on s’accorder sur des valeurs universelles qui seraient au fondement de nos devoirs ?

Auteurs :

- Platon, « Calliclès : devoir et force »
- Epicure, « devoir et prudence »
- Descartes, « le devoir d’exercer sa volonté »
- Kant, « le devoir de respecter la personne humaine »
- Rousseau, « le sentiment de pitié »
- Kant, « la loi morale en moi »

1. DEVOIR ET BONHEUR

A. Le devoir de suivre la force de sa nature

Une première conception du devoir consiste à poser que l’homme a le devoir de rechercher le bonheur.

Telle est la conception du sophiste inventé par Platon, Calliclès : l’homme se doit d’exprimer toute la force dont il est capable pour atteindre le maximum de plaisir. Ici, le devoir consiste à suivre sa nature, comprise comme force capable de désirer le plus possible.

B. Devoir et raison

Toutefois, le devoir de se rendre heureux suppose plutôt, comme le montre Epicure, une certaine prudence, càd un usage de la raison : l’homme doit philosopher, càd réfléchir sur ce qui rend heureux et ce qui est source de trouble, et il doit régler ses désirs. Ici, la nature qui sert de guide au devoir n’est plus la force, mais le monde ordonné par la raison : l’homme « doit » se conformer à l’ordre naturel (en ne désirant, par exemple, que des choses naturelles et nécessaires).

Platon, Gorgias a écrit:La vie tempérante vaut mieux que la vie déréglée.

2. DEVOIR ET VOLONTÉ

A. Le devoir de faire preuve de volonté

On peut, toutefois, poser que le bien n’est pas tant le bonheur que « l’exercice de la vertu », comme le montre Descartes : l’homme peut, par sa volonté, résister à ses désirs et supporter le malheur ; il a le devoir d’exercer cette force de caractère pour lui-même et en faveur d’autrui. L’homme aurait ainsi, le devoir de faire preuve de grandeur d’âme ou de générosité, selon Descartes.

B. Le devoir de respecter la personne humaine en tout homme

Mais ce qui fonde le devoir ne doit-il pas être aussi et surtout une volonté d’empêcher le mal plutôt que de faire le bien ? En ce cas, je me dois, avant tout, de respecter la personne humaine en tout homme, càd de ne pas simplement l’utiliser comme une chose ou un animal. Tel est le fondement du devoir, selon Kant.

Ce devoir, toujours selon Kant, doit, pour être un « vrai » devoir, reposer sur la « bonne volonté », à savoir la volonté de faire son devoir par devoir, parce qu’on doit le faire. Ici, le devoir exprime la liberté d’agir par sa seule volonté. Si le devoir repose sur d’autres motifs (désirs ou intérêts), alors ce n’est qu’une action conforme au devoir ; il n’a pas la même valeur morale puisqu’il est soumis à des motifs sensibles.

Emmanuel Kant, Fondements de la métaphysiques des mœurs, 1785 a écrit:Agis toujours de telle sorte que tu traites l’humanité aussi bien dans ta personne que dans la personne de tout autre, jamais simplement comme un moyen, mais toujours en même temps comme une fin.
.

3. L’ORIGINE DU DEVOIR

A. Un sentiment naturel

Il faut encore se demander d’où viennent nos devoirs et si chaque homme a en lui naturellement le sentiment du devoir à accomplir. Pour Rousseau, l’homme a en lui un sentiment moral naturel : la pitié. C’est elle qui lui permet, à l’ « état de nature », de rechercher son bien avec le moindre mal possible pour autrui.

B. La loi morale en moi

Toutefois, on peut supposer que le devoir impose plutôt un effort de volonté et que le sentiment, au contraire, n’amène qu’à une action imposée par la sensibilité. Pour Kant, tout homme a « la loi morale en lui », et cette loi est issue de la raison, principe de volonté capable de déterminer le sujet à agir contre ses tendances égoïstes et faisant de lui un être libre (non soumis à ses déterminations sensibles : désirs, etc.).

Mot-clé :
L’impératif catégorique désigne, chez Kant, la formulation même du devoir, tel qu’il s’impose en nous sous la forme d’une loi. Cette obligation est catégorique au sens où elle s’impose en toute circonstance.

C. Le rôle de l’éducation

Pour autant, ce serait oublier que cette loi morale a besoin de l’éducation pour se développer : on apprend à l’enfant ce qu’il doit faire, à respecter les autres. Une telle origine (familiale et sociale) du devoir est visible dans ce que Freud appelle « le Surmoi » : chaque sujet a en lui une censure morale qu’il a intériorisée au cours de son existence et qui est donc relative, voire absente. De ce fait, il faut que les hommes s’accordent sur des valeurs universelles – accord qui n’est pas immédiat.

Mai-Linh Dobremez TS3

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