Épistémologie : Vérité, Réalité, Expérience et Démonstration

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Épistémologie : Vérité, Réalité, Expérience et Démonstration

Message par violette.perret le Dim 20 Mai - 10:54

I/L'empirisme et son implication dans le champ de l'étude du vivant

Empirisme (grec empeiria expérience) = ce qui est vrai c'est ce qui correspond à la réalité.
Postulats : - la réalité existe en dehors de moi
- Elle est accessible par ma perception

Pour un empiriste, pour vérifier qu'un énoncé est vrai, il faut vérifier qu'il corresponde à la réalité (grâce à des expériences)

Texte de François Jacob:
Théorie = tentative d'explication d'un phénomène, de la réalité observable.
Le scientifique soumet cette théorie à l'expérimentation pour tester si elle est vrai. Donc science = théorie évolutive
A l'inverse mythe = théorie figée sur elle même (pas d'expérimentation)
Problème de L'empirisme?
Postulat de l'empirisme : il est possible d'avoir accès à une réalité objective, universelle, que l'on peut expérimenter.
Conséquences :
>> toute expérience que l'on fait est contenue dans une théorie : le cadre de la réalité est contenu dans une théorie.
>> on pense que nos perceptions sont fiables, indépendantes de toute théorie. Or on peut penser que je ne vois que ce que j'ai théorisé (Descartes, Platon : rationalisme)

II/Le rationalisme, physique, maths et philosophie

Descartes veut trouver un point de départ irréfutable (contrairement au postulat empiriste)
Il commence par tout remettre en cause = doute cartésien.
- doute sur la fiabilité de mes perceptions.
Exemple (meditation métaphysique) : une tour paraît ronde de loin mais carrée quand je m'approche.
>> mon rapport à la réalité dépend de mon positionnement par rapport à celui ci
Mes perceptions ne montrent pas une réalité objective mais une réalité subjective, structurée par mon expérience. DONC je ne peux pas prendre l'expérience comme point de départ pour tester la réalité.
Mais au moins l'expérience, étant donné qu'elle dépend de moi, m'apprend qui je suis (sartre).
- là encore je présuppose qu'il y a une réalité en dehors de moi.
Et si ce n'était pas le cas ? Et si un "malin génie" ( cf Descartes) s'amusait à me faire croire que je vis quelque chose.
Cette idée se retrouve dans l'allégorie de la caverne de Platon : les humains n'observent que la projection de marionettes, d'artifices que d'autres personnes (les politiques) manipulent pour eux.
>> ce qu'on appelle la réalité n'est peut être qu'une illusion
- dernier doute émis par Descartes : celui de ma propre existence
Mais comment puis je douter de mon existence si je n'existe pas ?
"Cogito ergo sum" : tant que je doute ça me prouve que j'existe. = point de départ irréfutable que cherchait Descartes.
Fonctionnement du raisonnement rationaliste : alors que l'empirisme étend ses théories par induction, expérimentation, le rationalisme fonctionne par déduction, déduisant de la vérité première ( je pense donc je suis)une vérité deuxième...
Empirisme : vérité = idéal
Rationalisme : vérité = point de départ

Rq : La pureté et la simplicité des concepts abstraits selon Descartes (Règles pour la direction de l'esprit)
Un fait est multifactoriel et singulier ("On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve" Héraclite).
Au contraire, un concept est général, il fait abstraction des différences singulières des faits et ne retient que l'essence, le pur.
C'est pourquoi l'arithmétique et la géométrie sont les plus abstraites et les plus certaines des sciences.
Et dans chaque science je peux de la même façon retourner aux concepts (ex : Homme de Vitruve dans l'art )

Notion de Noumène = essence, raison d'être.
Image d'Einstein : on n'a accès qu'au cadran de la montre, aux phénomènes mais son mécanisme rationnel, le Noumène, nous est caché
Rationalisme >> croire au hasard et à la contingence c'est se cantoner aux simples faits.
Dans le Noumène toute est logique, rationnel et nécessaire.
Le rationalisme se rattache donc au déterminisme (Dieu est le seul être libre)

Problème : postulat du rationalisme : le monde est rationel et d'essence mathématique >> Indémontrable
Mais est ce que c'est pas l'humain qui veut plaquer son raisonnement sur la nature ? Et si il n'y avait pas de lois?

III/ Le pragmatisme
Le raisonnement, les théories servent à l'action (cf Bergson). Notre besoin principal est d'agir sur la nature donc on créé une théorie : l'univers est rationel. En effet l'être humain est paniqué par l'irrationnel car il n'a pas de pouvoir sur lui.
Le pragmatisme ne s'intéresse pas à la véracité des théories, mais à ce qu'elles nous apprennent sur les individus qui les ont créées.
Texte de William Janer >> relativisme sur l'objectivité de la vérité
- Il n'existe de vérité qu'au sein d'un groupe social. Elle est juste pour eux car elle correspond aux besoins de leurs société.
Alors il n'y a pas de vérité propre au monde entier ?
- si, une seule : la vérité qu'on a tendance à rejeter l'autre >> guerres
Le but du pragmatisme est alors d'éviter ces effets négatifs, de progresser vers la vérité qui a des conséquences pour ma communauté au sens large : l'humanité.

violette.perret

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