Fiche méthode sur la croyance

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Fiche méthode sur la croyance

Message par Admin le Mer 21 Mar - 13:30

Fiche méthode : La croyance
1) Définitions
tenir pour vrai, avoir confiance, se fier.

être persuadé ou intimement convaincu
fait d'avoir la foi

des opinions qui ont la forme de convictions intimes, de certitudes, non rationnelles et excluant le doute,
Synthèse : phénomène psychologique, émotionnel, subjectif
Peut prendre plusieurs formes : préjugé, superstition, hypothèse, foi, cynisme, etc.
2) Sujets de dissertation
Le progrès scientifique rend-il caduques les religion ?


Croire en la science, est-ce une forme de religion ?


L'homme cherche-t-il toujours à connaître la vérité ?

Toutes les croyances se valent-elles ?

Toute croyance est-elle contraire à la raison ?


Peut-on vivre sans croyance ?

Pouvons-nous toujours justifier nos croyances ?


La religion est-elle naturelle ?


PB 1 : Opposition entre croyance et raison = croyance ?
Croyance = nécessaire ? Pourquoi croyons-nous ? Croyance = danger ?
PB 2 : …

3) Textes philosophiques / références


On mesure la force d'un homme, ou, pour mieux dire, sa faiblesse, au degré de foi dont il a besoin pour se développer, au nombre des crampons qu'il ne veut pas qu'on touche parce qu'il s'y tient. Le christianisme, en notre vieille Europe, est encore nécessaire à la plupart des gens; c'est pour cela qu'il trouve encore des adeptes. Car tel est l'homme qu'on lui réfuterait cent fois un article de sa croyance, s'il en a besoin il ne cesse de le tenir encore pour "vrai", conformément à la fameuse "preuve de force" de la Bible. Quelques-uns ont encore besoin de métaphysique; mais ce furieux désir de certitude qui se décharge aujourd'hui par bataillons massifs dans la littérature scientifico-positiviste, ce désir de vouloir à tout prix posséder quelque chose de sûr (alors qu'on passe avec grande indulgence, dans le fièvre de ce désir, sur les preuves de cette sûreté), c'est encore un désir d'appui et de soutien, bref un désir de cet instinct de faiblesse qui ne crée sans doute pas les religions, métaphysiques et convictions de toutes sortes, mais...les conserve cependant.
Nietzsche extrait du "Gai savoir", passage N°347.
Synthèse : la croyance est un appui quand on n’est pas capable de raisonner : cela vaut pour la religion et pour la certitude scientifique.

"Il est absolument clair qu'en l'absence de croyance, le faux n'existerait pas ; le vrai non plus, dans la mesure où le vrai est corrélatif du faux. Imaginons un monde purement matériel : il n'y aurait pas de place pour le faux, et bien que ce monde contienne ce qu'on peut appeler des « faits », il ne contiendrait aucune vérité, au sens où les vérités sont choses du même genre que ce qui est faux. De fait, vérité et fausseté sont des propriétés des croyances et des affirmations : et donc un monde purement matériel, faute de croyances comme d'affirmations, ne contiendrait ni vérité ni fausseté.
En revanche, il faut noter que la vérité ou la fausseté d'une croyance dépend toujours de quelque chose d'extérieur à la croyance même. Si ma croyance est vraie quand je crois que Charles Ier est mort sur l'échafaud, ce n'est pas en vertu d'une qualité propre à ma croyance, qualité que je pourrais découvrir par simple examen de la croyance ; c'est à cause d'un évènement historique d'il y a deux siècles et demi. Si je crois que Charles Ier est mort dans son lit, c'est là une croyance fausse : je peux bien y croire avec force, avoir pris des précautions avant de m'y tenir, tout cela ne l'empêche pas d'être fausse, toujours pour la même raison, nullement en vertu d'une propriété qui lui soit propre. Bien que la vérité et la fausseté soient des propriétés des croyances, ce sont donc des propriétés qui dépendent de la relation entre la croyance et autre chose qu'elle, non pas d'une qualité interne à la croyance."
Bertrand Russell, Problèmes de philosophie, 1912, chap. XII, "Le vrai et le faux".
Synthèse : la croyance est un phénomène de la conscience, dans la réalité, rien n’est vrai ou faux : les choses SONT.

Croyance : c’est le mot qui désigne toute certitude sans preuve. La foi est la croyance volontaire. La croyance désigne au contraire quelque disposition involontaire à accepter soit une doctrine, soit un jugement, soit un fait. On nomme crédulité une disposition à croire dans ce sens inférieur du mot. Les degrés du croire sont les suivants. Au plus bas, croire par peur ou par désir (on croit aisément ce qu’on désire et ce qu’on craint). Au- dessus, croire par coutume et imitation (croire les rois, les orateurs, les riches). Au-dessus, croire les vieillards, les anciennes coutumes, les traditions. Au-dessus, croire ce que tout le monde croit (que Paris existe même quand on ne le voit pas, que l’Australie existe quoiqu’on ne l’ait jamais vue). Au-dessus, croire ce que les plus savants affirment en accord d’après des preuves que la terre tourne, que les étoiles sont des soleils, que la lune est un astre mort, etc.). Tous ces degrés forment le domaine de la croyance. Quand la croyance est volontaire et jurée d’après la haute idée que l’on se fait du devoir humain, son vrai nom est foi.
Alain, Libres Propos
Synthèse : Distinction croyance-foi : la foi est volontaire et dirigée vers un idéal, alors que la croyance populaire est passive et illusoire.
4) Conceptions philosophique
I- la croyance comme insuffisamment fondée et opposée au savoir
II- La croyance comme assentiment (accord raisonnable concernant un fait)
III- la croyance comme illusion sociale nécessaire pour pouvoir coexister




… à poursuivre …


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