La liberté

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La liberté

Message par Anne Allarousse TS4 le Sam 17 Fév - 13:27

La liberté

I/Introduction : l’existence de la liberté et doxa

La liberté s’est toujours présentée comme un bien précieux à préserver car elle est la manifestation de notre autonomie dans un monde soumis à des causes. Plusieurs niveaux de liberté se distinguent alors
• Le niveau physique : la liberté est comprise comme une absence de contrainte physique.
• Le niveau moral : la liberté est comprise dans un contexte politique et social.
• Le niveau métaphysique : la liberté comme capacité d’être auteur de ses choix et  exercice de volonté => faire des choix
Attention, on a tendance à penser que être libre c’est pouvoir faire ce que l’on veut sans limite. Ainsi « être libre c’est ne pas être contraint » => doxa
Contrainte : élément qui empêche ou limite l’action

En effet, un monde avec une totale absence de contrainte représenterait le néant. Ainsi les contraintes offrent des choix d’attitude puis d’action face à un obstacle. La liberté fonde donc notre responsabilité.

II/Mon sentiment de liberté est-il illusoire ?


Correspondance, Spinoza


 Dans ce texte, Spinoza exprime l’idée que les hommes croient qu’ils sont libres parce qu’ils ne sont conscients que de leurs désirs, mais ils ignorent les causes qui les font agir. L’idée de liberté est donc un effet de l’ignorance et de la vanité. Il prend l’exemple du bébé qui croit désirer librement le lait alors qu’en réalité c’est son instinct qui parle, c’est un besoin vital. Ainsi lorsque nous agissons de la manière qu’il nous plaît, nous avons l’impression d’agir sans contrainte et en totale cohésion avec notre volonté or ce n’est qu’un sentiment illusoire.
 La croyance à la liberté est qualifiée d’illusoire car on croit agir de façon spontanée et parce qu’on l’a décidé à cet instant T. Or on ne connaît pas les raisons qui nous font agir de cette manière chaque action étant nécessaire et déterminé par une cause.



Déterminisme : Théorie selon laquelle les événements du réel, y compris ceux du monde humain, sont soumis à un enchaînement causal nécessaire.

Nécessaire : Ce qui ne peut pas ne pas être (Carrée d’Apulée)


Exemple : Lorsque l’eau est chauffée à 100° elle bout. C’est une loi nécessaire selon la théorie du déterminisme.

Le déterminisme désigne le plus souvent la causalité naturelle : le monde extérieur est régi par des lois naturelles nécessaires depuis la nuit des temps. La liberté est alors limitée par ces contraintes, l’Homme étant soumis à la Nature. Cependant d’autres déterminismes entrent en jeu et viennent se heurter à la doxa de la liberté :
• Déterminismes sociaux : les conditions de la société dans laquelle on vit
• Déterminismes psychologiques : les causes de l’inconscient (troubles de l’enfance)
Ainsi si l’Homme est soumis au déterminisme ses actions ne sont que les effets de causes dont il est le plus souvent inconscient. Pour augmenter sa liberté et réellement pouvoir se considérer libre, l’Homme doit apprendre à connaître ces déterminismes et doit faire face à son inconscient pour les prendre en compte dans son action.

⇨ Le déterminisme pose des limites à la liberté (lois de la nature) mais ne s’y oppose pas si on passe par la connaissance (siècle des Lumières) de soi et du monde qui nous entoure. La maîtrise de soi sera alors meilleure tout comme nos choix et cela ne pourra qu’augmenter notre liberté. C’est ce qu’on appelle l’autonomie.

Autonomie : C’est le fait de se donner à soi-même sa propre loi, ou de trouver en soi-même sa propre loi, à l’aide de la raison.

On peut aussi se questionner sur le degré de liberté que nous détenons…



III/ Les degrés de la liberté

L’Homme a la possibilité d’agir sans aucune raison objective. C’est l’acte gratuit, désintéressé qui serait réalisé dans le seul but de prouver notre liberté. On peut alors se demander la valeur d’une telle forme de liberté. Ainsi cette définition de la liberté comme la possibilité d’agir sans motifs n’est pas juste car ce n’est pas parce que l’on ignore les motifs d’une action qu’elle est forcément dénuée de motifs : notre inconscient y joue un rôle important.

Le libre arbitre : capacité pour un individu de choisir ses actes sans y être contraint par aucune force extérieure.

Il ne doit pas être confondu avec l’indifférence. En effet, plus les motifs qui conduisent à prendre une décision sont grands et reconnus par l’individu, plus la liberté sera grande ou autrement dit, plus son degré de liberté sera élevé. Pour Descartes, l’acte gratuit est le plus bas degré de liberté, le choix n’étant motivé par aucun motif réfléchi.

IV/Sommes nous pleinement responsables de nos actes

L’existentialisme est un humanisme, Sartre

Existentialisme : courant philosophique qui donne la primauté à l’existence vécue et individuelle.

D’après Sartre, l’existence devient  nécessaire car l’essence la précède.  En effet à sa naissance l’Homme n’est pas défini, il devient ce qu’il a envie d’être contrairement aux objets qui ont une nature, une fonction déterminée dès leur fabrication (coupe papier). L’Homme doit alors se rencontrer, se rendre compte de son existence puis chercher à devenir lui-même par ses décisions et ses actions en usant de sa pleine liberté pour devenir Soi plutôt que Moi.
Soi : Ce que je peux être


 
⇨ «L’Homme est condamné à être libre », en effet être libre c’est faire des choix et ne pas choisir c’est encore choisir de ne pas choisir. La seule limite à ma liberté étant ma Mort. Ainsi pour se rassurer, l’Homme se trouve une définition pour faciliter son existence et avoir l’impression de poser ses propres limites à la liberté.



V/ La liberté du corps entre appropriation et accommodation

Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les Hommes et de l’éducation, Rousseau


Dans ce texte, l’auteur exprime deux formes de liberté : la liberté naturelle dans laquelle l’Homme s’approprie son corps et s’accommode à l’environnement dans lequel il vit. C’est alors un être fort, agile qui a pour seule arme son corps. La liberté artificielle dans laquelle l’Homme s’approprie l’environnement qui est alors digéré. Même si l’Homme civilisé vit dans un monde moderne porté par le progrès technique qui le rend alors indépendant de son corps, il devient dépendant de la société. Son corps est fragilisé tout comme son instinct. La liberté se heurte à la dépendance. Pour être libre et indépendant, il faut travailler nos capacités corporelles dans un environnement naturels en mettant de côté les besoins artificiels.

Anne Allarousse TS4

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